jeudi 22 juillet 2010

Gare au wifi

Chaque usager a le droit d'exiger d'un service public qu'il lui assure les meilleures conditions de sécurité. C'est sur cette base que la SNCF a proscrit la cigarette de ses rames. Or, les usagers sont maintenant victime d'une autre pollution environnementale moins visible, moins perceptible mais tout aussi invasive ; La pollution électromagnétique.

La connexion Wifi à bord des trains à grande vitesse THALYS est de plus en plus généralisée. Les trains équipés en Wifi ont une antenne parabolique motorisée afin de rester centrée sur le satellite. Techniquement, les signaux satellite passent au-dessus de l'Atlantique vers une station de base. Afin de maintenir une connexion ininterrompue, 3 gammes de fréquence sont utilisées : UMTS, satellite et Wifi.

Une connexion sans fil à internet, à bord d'un train lancé à 300 km/h est donc un facteur aggravant de pollution électromagnétique. En effet, on conseille aux utilisateurs de téléphone portable d'éviter les communications en déplacement, le mouvement est promoteur d'une exposition plus importante puisque la puissance d’émission et de réception en irradiation de l'outil connecté (téléphone ou ordinateur) sont décuplées ceux-ci étant en recherches constantes de stations d'antenne relais ou de borne la plus proche.

Le train est un espace métallique fermé où il se produit le phénomène dit "cage de Faraday" qui optimise au maximum les effets nocifs des rayonnements par réflexions, non seulement sur l’utilisateur, mais aussi sur tous les passagers et notamment les enfants. C’est non seulement l’utilisateur d'une connexion internet sans fil, mais tous les passagers qui sont irradiés en champs proches par toutes les antennes relais indoor.

Jean-Michel Dancoisne, directeur général de Thalys, voit l'accès Internet à haut débit comme un besoin fondamental des hommes d'affaires. Il se place même en concurrence avec l'avion sur ce point, en estimant que cela sera un différenciateur important. Cette technologie Wifi a été lancée sur le marché sans la moindre étude d'impact sanitaire. On aimerait qu'un service public se différentie davantage sur la prise en compte de la santé de ses voyageurs.

Ne soyons donc pas fâché que la SNCF ai encore quelques trains de retard sur le sujet !!!

A tous de bonnes vacances...


mardi 6 juillet 2010

Potentiel d'épuration de l'air intérieur par les plantes

Le recours à certaines plantes pour améliorer la qualité de l'air intérieur fait, actuellement l'objet d'une forte médiatisation. Plusieurs programmes de recherche français et étranger ont montré la faculté des plantes à éliminer certains polluants présents dans l'air. Des tests en laboratoire ont montré la capacité intrinsèque de certains végétaux à réduire la teneur de certains polluants gazeux présent dans l'air intérieur.
L'Aglaonema brevispathum (nom commun Aglaonema) de la famille des Aracées s'avèrerait, par exemple, être la plus efficace dans la réduction de concentration en toluène et formaldéhyde sur des mesures à 72 h.
Cependant, rares sont les travaux qui tendent à indiquer qu'à l'échelle de l'habitation, la présence de végétaux peut, entraîner une diminution significative des concentrations en COV. En effet, les test en laboratoire ont été fait avec des concentrations bien supérieures à celles observées dans les logements. Ainsi, l'utilisation de plantes en pot n'apparaît pas encore formellement efficace pour une épuration des volumes d'air dans les espaces intérieurs.
Quant aux dispositifs "dynamiques" basés sur le passage forcé de l'air pollué à travers le substrat des plantes, dits systèmes de bio-filtration, ils semblent plus prometteurs. L'adsorption des polluants par le complexe racine/substrat paraît bien plus efficace que l'assimilation et l'oxydation du polluant par les feuilles. De plus amples études restent néanmoins nécessaires pour confirmer le rendement des systèmes de bio-filtration en situation réelle, ''tenant compte des expositions pendant de longues périodes à des mélanges de polluants en faibles concentrations'', ont souligné les chercheurs. La dernière phase du programme Phyt'Air, qui prendra fin en 2011, vise justement à expérimenter l'effet de ces systèmes ''actifs'' dans des conditions réelles.
La capacité d'épuration de l'air intérieur pour une plante en pot reste encore à prouver, sachant qu'une plante peut également être à l'origine de troubles allergiques ; substrats favorables au développement de moisissures, utilisation de biocides pour leur entretien, augmentation significative de l'humidité dans l'air, etc.
Personne n'est encore à même d'émettre des recommandations pratiques concernant le nombre et le type de systèmes de bio-filtration à installer dans un logement, et leurs conditions d'entretien.
A suivre...

Photo : Aglaonema brevispathum

Sources :
Bulletin de l'OQAI n°2 (juin 2010)
Formation QAI, CSTB (juillet 2010)

Sites Web :
Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur http://www.air-interieur.org/
CSTB http://www.cstb.fr
Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique http://www.appanpc.fr/
Association Plant’Air Pur http://www.plantairpur.fr/