Le recours à certaines plantes pour améliorer la qualité de l'air intérieur fait, actuellement l'objet d'une forte médiatisation. Plusieurs programmes de recherche français et étranger ont montré la faculté des plantes à éliminer certains polluants présents dans l'air. Des tests en laboratoire ont montré la capacité intrinsèque de certains végétaux à réduire la teneur de certains polluants gazeux présent dans l'air intérieur.L'Aglaonema brevispathum (nom commun Aglaonema) de la famille des Aracées s'avèrerait, par exemple, être la plus efficace dans la réduction de concentration en toluène et formaldéhyde sur des mesures à 72 h.
Cependant, rares sont les travaux qui tendent à indiquer qu'à l'échelle de l'habitation, la présence de végétaux peut, entraîner une diminution significative des concentrations en COV. En effet, les test en laboratoire ont été fait avec des concentrations bien supérieures à celles observées dans les logements. Ainsi, l'utilisation de plantes en pot n'apparaît pas encore formellement efficace pour une épuration des volumes d'air dans les espaces intérieurs.
Quant aux dispositifs "dynamiques" basés sur le passage forcé de l'air pollué à travers le substrat des plantes, dits systèmes de bio-filtration, ils semblent plus prometteurs. L'adsorption des polluants par le complexe racine/substrat paraît bien plus efficace que l'assimilation et l'oxydation du polluant par les feuilles. De plus amples études restent néanmoins nécessaires pour confirmer le rendement des systèmes de bio-filtration en situation réelle, ''tenant compte des expositions pendant de longues périodes à des mélanges de polluants en faibles concentrations'', ont souligné les chercheurs. La dernière phase du programme Phyt'Air, qui prendra fin en 2011, vise justement à expérimenter l'effet de ces systèmes ''actifs'' dans des conditions réelles.
La capacité d'épuration de l'air intérieur pour une plante en pot reste encore à prouver, sachant qu'une plante peut également être à l'origine de troubles allergiques ; substrats favorables au développement de moisissures, utilisation de biocides pour leur entretien, augmentation significative de l'humidité dans l'air, etc.
Personne n'est encore à même d'émettre des recommandations pratiques concernant le nombre et le type de systèmes de bio-filtration à installer dans un logement, et leurs conditions d'entretien.
A suivre...
Photo : Aglaonema brevispathum
Sources :
Bulletin de l'OQAI n°2 (juin 2010)
Formation QAI, CSTB (juillet 2010)
Sites Web :
Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur http://www.air-interieur.org/
CSTB http://www.cstb.fr
Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique http://www.appanpc.fr/
Association Plant’Air Pur http://www.plantairpur.fr/
Bulletin de l'OQAI n°2 (juin 2010)
Formation QAI, CSTB (juillet 2010)
Sites Web :
Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur http://www.air-interieur.org/
CSTB http://www.cstb.fr
Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique http://www.appanpc.fr/
Association Plant’Air Pur http://www.plantairpur.fr/
MErci beaucoup pour cet article ! J'hésitais encore entre éviter la pollution d'air de mon intérieur entre des plantes ou une aspiration centralisée . Je pense que vous m'avez convaincu ;)
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